Mercredi, 17 octobre 2018

Prospections archéologique au Clos Cotte


L’association est depuis plusieurs années le correspondant du CeRAA (Centre d’Etudes et de Recherches archéologiques d’Alet) pour des prospections archéologiques terrestres sur la commune de Hillion. Ce centre a autorité pour toutes prospections aériennes et terrestres depuis l’Est de l’Ile & Vilaine au Trégor. En septembre, de nouvelles prospections archéologiques ont été identifiées par HPH et proposées au CeRAA. Seules des prospections superficielles, sans fouille, sont autorisées. Elles sont réalisées par un groupe d’adhérents auquel se joignent des membres du CeRAA, sous la conduite de la directrice, Catherine Bizien-Jaglin, archéologue confirmée.

Il est difficile de trouver la bonne période pour réaliser ces prospections archéologiques. Les terres, une fois moissonnées, restent relativement peu de temps nues ou avec un peu de chaume. Cette année, nous nous y sommes pris un peu plus tôt : repérage des parcelles à prospecter, contacts avec les propriétaires et exploitants pour avoir leur autorisation, la préparation est parfois un peu longue, et le temps disponible est court. De plus, il est souhaitable qu’il ait plu pour lessiver les artefacts.

Des prospecteurs très attentifs

Nous avions repéré plusieurs secteurs, et l’un d’entre eux suscitait l’espoir de découvertes. Il s’agit du Clos Cotte, au nord des parcelles prospectées il y a deux ans, à proximité de la voie gallo-romaine Fanum Martis – Vorgium (Corseul – Carhaix) et probablement d’un ancien relais de poste. Le 17 octobre, après une courte période de pluie, sous un beau soleil, nous étions 19 prospecteurs, dont la majorité étaient des adhérents du CeRAA. Sous la conduite de Catherine Bizien-Jaglin, un examen minutieux des parcelles a été réalisé, et les observations ont pleinement répondu à notre attente. Des dizaines, peut-être des centaines d’artefacts ont été trouvés en surface, principalement des fragments de tuiles gallo-romaines, mais aussi quelques tessons de céramiques sigillées ou ordinaires, et même un fond de mortier. La plupart de ces objets dateraient du 1er au IIIe siècles. De nombreux déchets de plomb, du type employé par les gallo-romains pour protéger les parties métalliques de constructions, ont été trouvés par le prospecteur du CeRAA habilité à utiliser un détecteur de métaux. Cette prospection confirme bien l’intérêt du site. Les objets les plus remarquables ont été emporté au siège du CeRAA pour analyse.

Examen critique d'objets par Catherine Bizien-Jaglin


Alain Lafrogne, le 5 novembre 2018