Samedi, 17 janvier 2015

Histoire et patrimoine de Hillion repertorie les objets d'autrefois


Savez-vous ce que c'est qu'un râteau à foin ? « Autrefois, le foin était mis en botte par empilage autour d'une perche. Pour prendre du foin sec, il fallait tailler dedans avec un couteau à foin », répond Alain Lafrogne, président de l'association Histoire et patrimoine d'Hillion.

Depuis deux mois, la toute jeune association a entrepris de faire un inventaire exhaustif du patrimoine hillionnais, grand ou petit. « Un travail est déjà commencé sur le patrimoine civil, religieux, maritime, industriel, militaire et historique, révèle le président. Nous voulons l'étendre aux objets du quotidien en lien avec ces catégories. »

150 fiches déjà rédigées

L'association collecte des informations à partir de divers documents et regroupe tous les renseignements possibles sur les éléments du patrimoine : histoire, description, illustration... Tout en complétant par ses propres recherches et réflexions.

photo du groupe associatif repertoriant les objets

« Chaque fiche est rédigée par catégorie, explique Patrick Chanot qui travaille à leur réalisation. Parfois, elles comportent une portion de carte IGN ou un plan de cadastre, ou encore un lien vers un site internet les concernant. » 150 fiches ont déjà été rédigées. On retrouve autant le manoir des Vergers, la rabbine des Aubiers, que le tracteur Massey Fergusson, la coiffe d'Hillion ou la statue de Saint-Brieuc et même le moulin de Lalouette, qui n'existe plus, puisque le patrimoine disparu est aussi répertorié.

L'inventaire des objets demande une aide de la population, « pour faire revivre le passé à partir de ces pièces qui ont une histoire et appartiennent à notre mémoire collective », résume Alain Lafrogne.

Il peut s'agir d'objets maritimes (pour la pêche à pied, l'exploitation des salines), agricoles anciens (colliers d'attelage, jougs à boeufs, faucilles, fléaux à battre) ou des outils artisanaux (de forgerons, vétérinaires, meuniers, cordonniers), des objets religieux (épingles de pardon, dizainiers), des objets militaires anciens (baïonnettes, casques, masques à gaz), objets du quotidien témoins de la vie de nos ancêtres (barattes, coiffes, objets de cuisine, cuillère de noces, lits clos). « Il ne s'agit pas pour les propriétaires de se dessaisir de leurs biens, mais d'en garder la trace. »

Contacts : par courrier à la Mairie, par courriel à patrick.chanot@wanadoo.fr ou cabaretfernand@gmail.com, par téléphone au 02 96 32 29 64/06 74 45 50 45.


Ouest-France, le 20 mai 2016